Dispositions exceptionnelles et organisation de l’évaluation en 2020
Dans le cadre de la session 2020, le rapport présente les décisions prises pour le maintien et le renouvellement de certaines accréditations, ainsi que les modalités de traitement des demandes. Ces dispositions se réfèrent aux notes ministérielles suivantes :
| Date | Note ministérielle | Objet |
|---|---|---|
| 24 décembre 2019 | 01/853 | Filières nationales de formation (session 2020) |
| 9 mars 2020 | 01/182 | Filières nationales de formation (session 2020) |
| 4 juin 2020 | 10/247 | Filières nationales de formation (session 2020) |
| 24 décembre 2019 | 01/854 | Filières de l’enseignement supérieur privé (session 2020) |
Enseignement supérieur public
- Prolongation exceptionnelle d’une année pour les formations dont l’accréditation arrivait à échéance au titre de 2019-2020 : DUT accrédités lors des sessions 2014, 2015 et 2016 ; masters, masters spécialisés et masters en sciences et techniques des sessions 2016 et 2017 ; diplômes des ENCG des sessions 2014 et 2015 ; cycles d’ingénieurs (deux années préparatoires et diplôme d’ingénieur) des sessions 2014 et 2015.
- Prolongation exceptionnelle d’une année pour les licences (études fondamentales, licences professionnelles et licences en sciences et techniques) arrivant à échéance en 2019-2020, ainsi que pour les formations doctorales accréditées venant à échéance à la fin de cette même année universitaire.
- Poursuite, en 2020-2021, des formations doctorales dont l’accréditation demeurait en vigueur, conformément aux descriptifs de formation approuvés.
Enseignement supérieur privé
- Report du dépôt des demandes d’accréditation ou de renouvellement pour les filières délivrant un diplôme Bac + 3.
- Prolongation exceptionnelle d’une année universitaire, en 2020-2021, des accréditations des autres diplômes arrivant à échéance à la fin de 2019-2020 ; dépôt des nouvelles demandes et des renouvellements reporté à 2020-2021.
- Possibilité exceptionnelle, durant 2019-2020, de présenter de nouvelles demandes d’accréditation pour les établissements nouveaux déposant auprès du ministère une demande d’autorisation d’ouverture.
Organisation de l’expertise
Afin de garantir la qualité des évaluations, l’agence a constitué des listes d’experts couvrant les différents champs disciplinaires. Les services chargés de l’évaluation des filières ont mis en œuvre les opérations suivantes :
- Examen des versions numériques des demandes d’accréditation et traitement électronique des dossiers.
- Classement des demandes par champ disciplinaire et répartition électronique entre experts, selon le principe « zéro papier ».
- Regroupement des rapports d’expertise et mise en place d’une commission interne de relecture.
- Transmission électronique des rapports au ministère de tutelle, en vue de demander aux établissements de satisfaire certaines conditions ou de présenter les dossiers à la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur.
1. Répartition des filières par secteur d’enseignement
Les universités et établissements d’enseignement supérieur public et privé ont présenté 355 projets de filières de formation au titre de la session 2020 : 239 dans le public et 116 dans le privé.
| Type d’enseignement | Nombre de filières |
|---|---|
| Public | 239 |
| Privé | 116 |
| Total | 355 |
2. Répartition des filières par domaine disciplinaire
La répartition par domaine met en évidence des profils différents selon le secteur. Dans le privé, les sciences juridiques, économiques et sociales représentent 46 % des propositions, contre 34 % pour les sciences et techniques. Dans le public, les sciences et techniques (38 %) et les lettres, sciences humaines et arts (34 %) dominent.
| Domaine disciplinaire | Public | Privé |
|---|---|---|
| Sciences et techniques | 91 | 40 |
| Sciences juridiques, économiques et sociales | 63 | 53 |
| Lettres, sciences humaines et arts | 81 | 7 |
| Sciences de la santé | 4 | 16 |
| Total | 239 | 116 |
Enseignement supérieur public
Sciences et techniques : 38 % ; lettres, sciences humaines et arts : 34 % ; sciences juridiques, économiques et sociales : 26 % ; sciences de la santé : 2 %.
Enseignement supérieur privé
Sciences juridiques, économiques et sociales : 46 % ; sciences et techniques : 34 % ; sciences de la santé : 14 % ; lettres, sciences humaines et arts : 6 %.
3. Répartition par université et établissement
Dans le public, les universités Ibn Tofaïl (36 filières), Ibn Zohr (32) et Moulay Ismaïl (30) présentent les effectifs les plus élevés. Dans le privé, les établissements d’enseignement supérieur privé hors universités représentent 64 propositions, suivis de l’Université Mohammed VI Polytechnique (12) et de l’Université euro-méditerranéenne de Fès (11).
Enseignement supérieur public — 239
| Université ou établissement | Sigle | Filières |
|---|---|---|
| Établissements ne relevant pas des universités | ENRPU | 23 |
| Université Abdelmalek Essaâdi | UAE | 24 |
| Université Cadi Ayyad | UCA | 10 |
| Université Chouaïb Doukkali | UCD | 3 |
| Université Mohammed Ier | UH1 | 5 |
| Université Hassan II | UH2 | 1 |
| Université Ibn Tofaïl | UIT | 36 |
| Université Ibn Zohr | UIZ | 32 |
| Université Mohammed V | UM5 | 25 |
| Université Moulay Ismaïl | UMI | 30 |
| Université Hassan Ier | UMP | 20 |
| Université Sidi Mohamed Ben Abdellah | USMBA | 13 |
| Université Sultan Moulay Slimane | USMS | 17 |
| Total | 239 |
Enseignement supérieur privé — 116
| Université ou établissement | Sigle | Filières |
|---|---|---|
| Établissements d’enseignement supérieur privé | 64 | |
| Université euro-méditerranéenne de Fès | UEMF | 11 |
| Université internationale Abulcasis des sciences de la santé | UIASS | 1 |
| Université internationale de Casablanca | UIC | 6 |
| Université internationale de Rabat | UIR | 7 |
| Université Mohammed VI Polytechnique | UM6P | 12 |
| Université Mohammed VI des sciences de la santé | UM6SS | 6 |
| Université internationale d’Agadir | Universiapolis | 5 |
| Université privée de Fès | UPF | 2 |
| Université privée de Marrakech | UPM | 2 |
| Total | 116 |
4. Répartition des filières selon les diplômes
Dans l’enseignement supérieur public, le master (87 filières, environ 36 %) et le master spécialisé (45, environ 19 %) concentrent la plus grande part des projets ; la licence en éducation représente environ 8 %. Dans le privé, les formations de deux ans après Bac + 3 (60 filières, environ 52 %) arrivent en tête, suivies des formations de trois ans après Bac + 2 (17, environ 15 %).
Enseignement supérieur public — 239
| Diplôme | Nombre de filières |
|---|---|
| Master | 87 |
| Doctorat | 14 |
| Diplôme d’ingénieur | 14 |
| Master spécialisé | 45 |
| Diplôme universitaire de technologie | 14 |
| Licence en éducation | 19 |
| Licence professionnelle | 15 |
| Master en sciences et techniques | 5 |
| Licence en études fondamentales | 17 |
| Doctorat en médecine | 1 |
| Deux années préparatoires aux écoles d’ingénieurs | 3 |
| Diplôme de traducteur | 4 |
| Licence en sciences et techniques | 1 |
| Total | 239 |
Enseignement supérieur privé — 116
| Diplôme ou durée du cursus | Nombre de filières |
|---|---|
| 2 ans après un Bac + 3 | 60 |
| 3 ans après le baccalauréat | 12 |
| 3 ans après deux années préparatoires | 3 |
| Formation doctorale | 6 |
| 5 ans après le baccalauréat | 3 |
| Deux années préparatoires | 9 |
| 6 ans après le baccalauréat | 5 |
| 3 ans après un Bac + 2 | 17 |
| 7 ans après le baccalauréat | 1 |
| Total | 116 |
5. Résultats de l’évaluation des filières de formation
Les avis d’expertise de la session 2020 distinguent les dossiers favorables, défavorables, sans réponse, en cours d’expertise et non évalués. Le rapport fait état d’avis favorables pour 65,70 % des demandes du public et 70,70 % des demandes du privé, contre des avis défavorables pour respectivement 4,60 % et 17,20 %.
| Avis d’expertise | Public | Privé |
|---|---|---|
| Favorable | 157 | 82 |
| Défavorable | 11 | 21 |
| Sans réponse | 51 | 9 |
| En cours d’expertise | 5 | 1 |
| Filières non évaluées | 15 | 3 |
| Total | 239 | 116 |
Enseignement supérieur public
Enseignement supérieur privé
Cette session visait à soutenir l’ouverture de nouvelles filières, avec une attention portée aux possibilités d’insertion des étudiants dans leur environnement économique, social et culturel, aux besoins des programmes de développement et aux grands projets nationaux.
6. Observations générales
Le rapport souligne que l’amélioration de la qualité des formations constitue un levier de réforme de l’enseignement supérieur et de meilleure adéquation des compétences aux exigences du développement et du marché du travail. Huit constats ont été relevés :
- 1Faible représentation des formations de doctorat en médecine et en médecine dentaire, ainsi que des masters en sciences et techniques, par rapport aux autres formations.
- 2Inadéquation, dans certains dossiers, entre la spécialité du coordonnateur pédagogique et la filière proposée, notamment dans l’enseignement supérieur privé.
- 3Manque de cohérence entre les objectifs des filières, les contenus de leurs modules et les compétences que les étudiants doivent acquérir.
- 4Insuffisance de ressources humaines qualifiées pour l’ouverture de certaines formations.
- 5Absence de lettres d’engagement de certains enseignants intervenant de l’extérieur dans les établissements d’enseignement supérieur privé.
- 6Absence de conventions de partenariat pour certaines formations qui en ont besoin, ou inadéquation des conventions avec le contenu de ces formations.
- 7Manque de précision ou de maîtrise des procédures de sélection des candidats dans certaines formations.
- 8Affectation d’enseignants à plusieurs modules au sein d’un même semestre.