Siège ANEAQ

Entretien avec El Mokhtar Bakkour : « Un organe autonome et ouvert sur tous les acteurs »

Publication : L’Économiste | Date : 28 février 2017

Entretien avec El Mokhtar Bakkour — Propos recueillis par Ahlam Nazih

Entretien avec le directeur de l’ANEAQ : « Un organe autonome et ouvert sur tous les acteurs »

Dans un entretien accordé au quotidien L’Économiste, publié le 28 février 2017, El Mokhtar Bakkour, alors directeur de l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANEAQ), présente les premières orientations de l’Agence et les défis liés à sa mise en place.

Il revient notamment sur le lancement des premières missions d’évaluation des filières de formation, la construction de référentiels de qualité adaptés au contexte marocain et la volonté d’inscrire l’ANEAQ dans une démarche d’autonomie, de transparence et d’amélioration continue.

Le lancement des premières missions d’évaluation

Nommé à la direction de l’ANEAQ en septembre 2015, El Mokhtar Bakkour explique que l’Agence entame une première étape de son activité consacrée à l’évaluation des filières de formation de l’enseignement supérieur.

L’objectif est de mettre progressivement en place les outils, les méthodes et les compétences nécessaires à la conduite des évaluations, tout en construisant les bases institutionnelles d’une agence appelée à jouer un rôle important dans le système national d’enseignement supérieur.

Le directeur évoque également la possibilité d’engager une première expérience d’évaluation des établissements, sous réserve de la disponibilité des référentiels nécessaires.

Des référentiels de qualité à adapter et des procédures à simplifier

L’entretien souligne la nécessité de revoir les référentiels et les procédures d’évaluation existants afin de les adapter aux nouvelles exigences de l’assurance qualité.

Selon El Mokhtar Bakkour, ce travail concerne aussi bien les normes pédagogiques que les procédures d’accréditation et les textes encadrant les établissements d’enseignement supérieur.

Il insiste également sur la nécessité de simplifier les démarches administratives liées à l’accréditation des filières. L’ANEAQ entend contribuer à cette évolution en concertation avec le ministère de l’Enseignement supérieur, dans une logique d’efficacité et de modernisation des procédures.

Une agence autonome dans l’exercice de ses missions

L’un des principaux sujets abordés concerne l’autonomie de l’ANEAQ dans la conduite des évaluations et la production de ses rapports.

El Mokhtar Bakkour précise que l’Agence intervient en tant qu’organisme indépendant chargé de réaliser les évaluations et de transmettre ses conclusions. Les décisions relatives à l’accréditation ou à la reconnaissance demeurent de la compétence du ministère.

Cette distinction vise à préserver l’indépendance du processus d’évaluation et à garantir la crédibilité des analyses et des rapports établis par les experts mobilisés.

Une montée en puissance progressive des moyens de l’ANEAQ

L’entretien évoque les défis organisationnels et humains auxquels l’Agence doit faire face durant ses premières années d’activité.

Le directeur souligne que la constitution d’une équipe qualifiée, la mobilisation d’experts et le développement des compétences internes représentent des conditions essentielles pour assurer le bon déroulement des missions d’évaluation.

Il présente cette phase de démarrage comme un processus progressif, nécessitant du temps pour consolider l’organisation de l’Agence et développer ses capacités opérationnelles.

L’implication des acteurs de l’enseignement supérieur

El Mokhtar Bakkour met également l’accent sur l’importance d’une démarche ouverte à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur marocain.

Les enseignants-chercheurs, les étudiants, les responsables d’établissements et les opérateurs privés sont concernés par le développement de la culture de l’évaluation et de l’assurance qualité.

L’entretien aborde notamment la question de l’insertion professionnelle des diplômés. Le directeur souligne la nécessité de prendre en considération les débouchés des formations sur le marché de l’emploi dans l’appréciation de leur qualité.

Vers une reconnaissance selon les standards internationaux

Le directeur évoque enfin la perspective d’une évaluation de l’ANEAQ elle-même, conformément aux pratiques internationales en matière d’assurance qualité.

Cette orientation traduit la volonté de construire une institution crédible, capable de s’inspirer des expériences étrangères et de s’inscrire durablement dans les réseaux internationaux d’évaluation de l’enseignement supérieur.

Consulter l’article de presse

Retrouvez l’entretien original accordé par El Mokhtar Bakkour au quotidien L’Économiste, publié le 28 février 2017, sous le titre « Un organe autonome et ouvert sur tous les acteurs ».

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